Le mal-logement des voyageuses et des voyageurs
Dans le cadre d’un partenariat avec la Fondation pour le logement des défavorisés, six étudiantes et étudiants du Master d’Urbanisme et d’aménagement de l’Université de Paris 1 Panthéon (Gabriel Godineau, Esther Lasar, Tanguy Maheo, Mathilde Monnet, Amélia Rouzière, Mathilde Viruega) ont réalisé une étude sur le mal-logement des voyageurs et voyageuses, rendue publique le 25 juin 2026.
L’étude propose une approche multidimensionnelle du mal-logement et de ses conséquences en croisant les échelles d’analyse avec le dépouillement des 95 Schémas départementaux d’accueil et d’habitat des gens du voyage (SDAHGV) de la France métropolitaine et une enquête de terrain dans quatre départements incluant des entretiens avec 25 acteurs et actrices institutionnels, 16 acteurs et actrices associatifs et 48 voyageurs et voyageuses.
L’étude montre que 177000 voyageurs et voyageuses sont mal logés en France métropolitaine. Ce chiffre représente entre un et deux tiers des 250 000 à 500 000 voyageuses et voyageurs estimés en France. Au-delà de la quantification nationale, l’étude détaille cinq types de situations de mal logement (l’ancrage durable en aire d’accueil, l’errance contrainte ou forcée, l’occupation illicite de terrain hors errance, les terrains privés non conformes au regard du droit de l’urbanisme, les quartiers dédiés en situation de suroccupation, d’insalubrité et/ou comprenant de l’auto-construction) et leurs conséquences sur les conditions de vie, souvent indignes, des voyageurs et voyageuses. Face aux besoins de logement et d’habitat pluriels des voyageurs et voyageuses, les réponses de l’action publique apparaissent insuffisantes et très hétérogènes selon les territoires.
Les résultats détaillés de l’étude et la synthèse sur ce lien.